Département des Yvelines

Arrondissement de Rambouillet

Commune : Les Essarts-le-Roi

 

 

Procès-verbal de la séance du Conseil Municipal

 

du 4 avril 2008

 

 

L’an deux mille huit, le quatre avril à vingt heures quarante cinq minutes, le Conseil Municipal, légalement convoqué, s’est réuni en la Mairie en séance publique sous la présidence de Monsieur Jacques Bouchet, Maire.

 

Date d’envoi de la convocation du Conseil Municipal                        :    28 mars 2008

Affichage du compte rendu (art. L. 2121-25)                                     :    11 avril 2008

 

Etaient présents :

Jacques BOUCHET, Sabine DAUCHEZ-PETITJEAN, Hervé ALLEIN, Marie-Claire AUBERT, Michel CHOPARD, Anne CAGIN (à partir de 21h25), Daniel LABUSSIERE, Mireille DELIOT, Claude GUILBERT, Anne-Marie BONNAMY, Jean LE VEN, Claire MONTAGNON (à partir de 21h28), Roland PORET, Gisèle TRICOTET, Pierre CAGIN, Françoise BELLI, Pascal LANZILLOTTI, Juliette NAUDÉ, Jean-Jacques NICOLLE, Catherine NAUDÉ, Thierry GROSJEAN, Marie-Françoise BENTEYN, Laurence WIENER, Raymond POMMET, Ghislaine CHARLES, Jean-Pierre FOUILLEUL, Michèle DEHECQ, Antoine PAQUIGNON.

 

Etaient absents représentés :

Anne CAGIN a donné procuration à Jean LE VEN (jusqu’à 21h28)

Claire MONTAGNON a donné procuration à Anne-Marie BONNAMY (jusqu’à 21h25)

Jean-Claude VANDERBECKEN a donné procuration à Marie-Françoise BENTEYN

 

Soit 26 présents et 3 représentés (jusqu’à 21h25).

Soit 27 présents et 2 représentés (jusqu’à 21h28).

Soit 28 présents et 1 représenté (après 21h28).

 

Personnel administratif : Dominique Pingault (DGS), Pascale Lamboley (DRH) et Paul Mathiot (Communication).

 

A vingt heures quarante-cinq minutes, le quorum étant atteint, la séance est ouverte.

 

 

Election du secrétaire de séance

 

Mireille DELIOT pose sa candidature.

 

Opérations de vote :

Unanimité

 

Mireille DELIOT est élue secrétaire de séance à l’unanimité.

 

 

Questions diverses

 

Monsieur le Maire demande si des questions seront posées dans le cadre des "questions diverses".

 

Antoine PAQUIGNON : les ordures ménagères.

 

 

 

Point 1 : Délégation donnée au Maire de la totalité des attributions autorisées par la loi

 

Monsieur le Maire reprend la note de synthèse :

 

Le Conseil Municipal a la possibilité de déléguer directement au Maire un certain nombre d’attributions limitativement énumérées à l’article L. 2122-22 du Code Général des Collectivités Territoriales. Les décisions prises dans le cadre de ces délégations sont signées personnellement par le Maire, à charge pour lui d’en rendre compte au Conseil Municipal, en application de l’article L. 2122-23.

 

Le Maire possède deux types d’attributions, celles exercées au nom de l’Etat et celles exercées au nom de la Commune.

 

  1. Au nom de l’Etat (Article L2122-27), il est chargé, sous l'autorité du représentant de l'Etat dans le département :

 

1° De la publication et de l'exécution des lois et règlements ;

 

2° De l'exécution des mesures de sûreté générale ;

 

3° Des fonctions spéciales qui lui sont attribuées par les lois.

 

  1. Au nom de la Commune, il possède des attributions propres et des attributions que lui délègue le Conseil Municipal :

 

Attributions propres (Article L2122-21).

 

Sous le contrôle du conseil municipal et sous le contrôle administratif du représentant de l'Etat dans le département, le Maire est chargé, d'une manière générale, d'exécuter les décisions du conseil municipal et, en particulier :

 

1° De conserver et d'administrer les propriétés de la commune et de faire, en conséquence, tous les actes conservatoires de ses droits ;

 

2° De gérer les revenus, de surveiller les établissements communaux et la comptabilité communale ;

 

3° De préparer et proposer le budget et ordonnancer les dépenses, de les imputer en section d'investissement conformément à chacune des délibérations expresses de l'assemblée pour les dépenses d'équipement afférentes à des biens meubles ne figurant pas sur les listes et d'une valeur inférieure à un seuil fixé par arrêté des ministres en charge des finances et des collectivités locales ;

 

4° De diriger les travaux communaux ;

 

5° De pourvoir aux mesures relatives à la voirie communale ;

 

6° De souscrire les marchés, de passer les baux des biens et les adjudications des travaux communaux dans les formes établies par les lois et règlements ;

 

7° De passer dans les mêmes formes les actes de vente, échange, partage, acceptation de dons ou legs, acquisition, transaction, lorsque ces actes ont été autorisés conformément aux dispositions du présent code ;

 

8° De représenter la commune soit en demandant, soit en défendant ;

 

9° De prendre, à défaut des propriétaires ou des détenteurs du droit de chasse, à ceux dûment invités, toutes les mesures nécessaires à la destruction des animaux nuisibles, de requérir, dans les conditions fixées à l'article L. 427-5 du code de l'environnement, les habitants avec armes et chiens propres à la chasse de ces animaux, à l'effet de détruire ces derniers, de surveiller et d'assurer l'exécution des mesures ci-dessus et d'en dresser procès-verbal.

 

10° De procéder aux enquêtes de recensement.

 

Délégations du Conseil Municipal (Article L2122-22).

 

Le Maire peut, en outre, par délégation du Conseil Municipal, être chargé, en tout ou partie, et pour la durée de son mandat :

 

1° D'arrêter et modifier l'affectation des propriétés communales utilisées par les services publics municipaux ;

 

2° De fixer, dans les limites déterminées par le conseil municipal, les tarifs des droits de voirie, de stationnement, de dépôt temporaire sur les voies et autres lieux publics et, d'une manière générale, des droits prévus au profit de la commune qui n'ont pas un caractère fiscal ;

 

3° De procéder, dans les limites fixées par le conseil municipal, à la réalisation des emprunts destinés au financement des investissements prévus par le budget, et aux opérations financières utiles à la gestion des emprunts, y compris les opérations de couvertures des risques de taux et de change ainsi que de prendre les décisions mentionnées au III de l'article L. 1618-2 et au a de l'article L. 2221-5-1, sous réserve des dispositions de ce même article, et de passer à cet effet les actes nécessaires ;

 

4° De prendre toute décision concernant la préparation, la passation, l'exécution et le règlement des marchés et des accords-cadres d'un montant inférieur à un seuil défini par décret ainsi que toute décision concernant leurs avenants qui n'entraînent pas une augmentation du montant du contrat initial supérieure à 5 %, lorsque les crédits sont inscrits au budget ;

 

5° De décider de la conclusion et de la révision du louage de choses pour une durée n'excédant pas douze ans ;

 

6° De passer les contrats d'assurance ainsi que d'accepter les indemnités de sinistre y afférentes ;

 

7° De créer les régies comptables nécessaires au fonctionnement des services municipaux ;

 

8° De prononcer la délivrance et la reprise des concessions dans les cimetières ;

 

9° D'accepter les dons et legs qui ne sont grevés ni de conditions ni de charges ;

 

10° De décider l'aliénation de gré à gré de biens mobiliers jusqu'à 4 600 euros ;

 

11° De fixer les rémunérations et de régler les frais et honoraires des avocats, notaires, avoués, huissiers de justice et experts ;

 

12° De fixer, dans les limites de l'estimation des services fiscaux (domaines), le montant des offres de la commune à notifier aux expropriés et de répondre à leurs demandes ;

 

13° De décider de la création de classes dans les établissements d'enseignement ;

 

14° De fixer les reprises d'alignement en application d'un document d'urbanisme ;

 

15° D'exercer, au nom de la commune, les droits de préemption définis par le code de l'urbanisme, que la commune en soit titulaire ou délégataire, de déléguer l'exercice de ces droits à l'occasion de l'aliénation d'un bien selon les dispositions prévues au premier alinéa de l'article L. 213-3 de ce même code dans les conditions que fixe le conseil municipal ;

 

16° D'intenter au nom de la commune les actions en justice ou de défendre la commune dans les actions intentées contre elle, dans les cas définis par le conseil municipal ;

 

17° De régler les conséquences dommageables des accidents dans lesquels sont impliqués des véhicules municipaux dans la limite fixée par le conseil municipal ;

 

18° De donner, en application de l'article L. 324-1 du code de l'urbanisme, l'avis de la commune préalablement aux opérations menées par un établissement public foncier local ;

 

19° De signer la convention prévue par le quatrième alinéa de l'article L. 311-4 du code de l'urbanisme précisant les conditions dans lesquelles un constructeur participe au coût d'équipement d'une zone d'aménagement concerté et de signer la convention prévue par le troisième alinéa de l'article L. 332-11-2 du même code précisant les conditions dans lesquelles un propriétaire peut verser la participation pour voirie et réseaux ;

 

20° De réaliser les lignes de trésorerie sur la base d'un montant maximum autorisé par le conseil municipal ;

 

21° D'exercer, au nom de la commune et dans les conditions fixées par le conseil municipal, le droit de préemption défini par l'article L. 214-1 du code de l'urbanisme ;

 

22° D'exercer au nom de la commune le droit de priorité défini aux articles L. 240-1 et suivants du code de l'urbanisme.

 

Dans le cadre du point 3°, il est proposé de ne fixer comme limite que le seul respect des inscriptions budgétaires, ce qui permet de pouvoir mener le cas échéant une gestion active de la dette ou une recherche d’emprunt réactive afin de tenir compte de l’évolution au jour le jour des marchés financiers.

 

Concernant le point 16°, il est proposé d’indiquer que cette attribution est déléguée pour l’ensemble des cas pouvant survenir, comme par exemple la constitution de partie civile, les actions devant la juridiction pénale….

 

 

Remarques

 

Antoine Paquignon : je trouve que l’on devrait retirer le texte suivant  « dans l’état défini par le conseil municipal vous avez le droit d’intenter au nom de la commune les actions en justice ou de défendre la commune dans les actions intentées contre elle ». Avez-vous le droit d’ester en justice, ou de nous défendre en justice en avisant le Conseil Municipal avant de prendre toute décision ou est-ce que vous pouvez passer outre ?

 

Monsieur le Maire : en fait, le point 16 est un texte légal, standard ; il est proposé d’indexer l’ensemble des attributions comme par exemple la constitution de partie civile. Il n’est ainsi pas nécessaire de convoquer le Conseil Municipal.

 

Antoine Paquignon : pourtant vous n’avez pas le droit de défendre la commune sans l’aval du Conseil Municipal. Je suggérerai de supprimer la dernière phrase de l’article 16 ?

 

Monsieur le Maire : nous sommes partis du texte légal et il y a eu un modificatif.

 

Antoine Paquignon : le modificatif ne donne pas tout pouvoir de nous représenter. Il limite les pouvoirs du Maire !

 

Monsieur le Maire : lisant le texte  « dans l’ensemble des cas pouvant survenir, comme par exemple la constitution de partie civile ».

 

 

Puis, Monsieur le Maire lit le projet de délibération :

 

Délibération n°1

 

Vu le Code Général des Collectivités Territoriales, Article L. 2122-22 qui donne au Conseil Municipal la possibilité de déléguer au Maire pour la durée de son mandat un certain nombre des attributions de cette assemblée et l'Article L. 2122-23.

 

Considérant qu'il y a intérêt, en vue de faciliter la bonne marche de l'administration municipale, à donner à Monsieur le Maire l'ensemble des délégations d'attributions prévues par l'article L. 2122-22 du Code Général des Collectivités Territoriales,

 

Le Conseil Municipal, après en avoir délibéré,

 

Article 1 : donne délégation à Monsieur Jacques BOUCHET, Maire, de prendre toutes les décisions prévues à l'article L. 2122-22 du Code Général des Collectivités Territoriales,

 

Article 2 : concernant les emprunts à souscrire, les limites sont constituées par le respect des inscriptions budgétaires.

 

Article 3 : charge Monsieur Jacques BOUCHET, Maire, d'ester en justice au nom de la commune, pour l’ensemble des cas pouvant survenir dans le cadre du fonctionnement communal, tels que la constitution de partie civile, les actions devant la justice.

 

Opérations de vote :

Unanimité

 

La délibération est approuvée à l’unanimité.

 

Fait et délibéré en séance les jours, mois et an ci-dessus et ont signé sur le registre tous les membres présents.

 

 

Point 2 : Indemnités de fonction du Maire et des adjoints au Maire

 

Monsieur le Maire reprend la note de synthèse :

 

Jacques BOUCHET

Maire

 

Sabine DAUCHEZ-PETITJEAN

1er adjoint

Social – Solidarité – Logement

Hervé ALLEIN

2ème adjoint

Urbanisme – Développement Durable

Marie-Claire AUBERT

3ème adjoint

Economie – Finances

Michel CHOPARD

4ème adjoint

Sports – Jeunesse – Petite Enfance

Anne CAGIN

5ème adjoint

Scolaire

Daniel LABUSSIERE

6ème adjoint

Travaux – Assainissement – Voirie – Sécurité

Mireille DELIOT

7ème adjoint

Communication

Claude GUILBERT

8ème adjoint

Culture – Animation – Jumelages

 

Conformément aux articles L 2123.20 et suivants du Code Général des Collectivités Territoriales, une indemnité est allouée au Maire et à ses Adjoints.

 

Le montant de l'enveloppe maximum légale autorisé est déterminé en fonction de l'indice brut 1015 :

 

                Indemnité du Maire = 55 % de l’indice (2057,69 euros mensuels pour mars 2008)

 

                Indemnité de l'Adjoint = 22 % de l'indice (823,08 euros mensuels pour mars 2008)

 

Le montant total des rémunérations ne doit pas dépasser l'enveloppe globale, égale à l’ensemble des indemnités du Maire et de ses Adjoints (8642,33 euros mensuels pour mars 2008).

 

Il est proposé de fixer ces indemnités selon le calcul ci-dessus indiqué.

 

 

Remarques

 

Monsieur le Maire : je voudrais avant de vous donner la parole, faire quelques remarques sur ce point : il est assez détestable dans le principe que ce soit les conseillers municipaux qui soient amenés à fixer leurs propres indemnités.

C’est la Loi mais il serait préférable que l’Etat prenne ses responsabilités dans ce domaine, car évidemment ce genre de point ouvre toujours des débats particuliers.

Honnêtement pour ceux qui ont exercé ces responsabilités et connu la mesure du travail à faire, des responsabilités engagées depuis la loi de décentralisation, indépendamment des positions que chacun ici va défendre, ces indemnités ne sont pas conséquentes.

 

Thierry Grosjean : nous sommes d’accord pour constater qu’il y a un réel problème concernant le statut de l’élu local. En France il y a 36 500 communes, donc autant de maires, beaucoup d’adjoints. Il y a 34 000 communes de moins de 2 000 habitants. La situation matérielle des maires des toutes petites communes est proprement dramatique. Ils doivent tout faire eux-mêmes car ils n’ont pas de service administratif derrière eux. La situation des élus dans les communes de taille comparable à la nôtre est difficile. Mais ils ont la chance d’avoir derrière une administration compétente et efficace.

Depuis 15 ans j’ai alerté nos grands élus sur le problème des salaires des élus locaux ; seul un ministre de l’intérieur m’avait répondu dans un sens favorable mais c’est resté sans suite. Je suis d’accord : c’est l’Etat qui doit décider du salaire, car on parle d’indemnités, mais pour les élus locaux, c’est un salaire.

Je pense que c’est à l’Etat de fixer le salaire des élus locaux, ce n’est pas sain qu’une assemblée comme la nôtre décide des salaires.

 

Je comprends tout à fait votre démarche, mais je m’interroge quand même à savoir si moi, j’avais eu à faire la même démarche.

Je vais vous faire une petite lecture. Ca va peut-être vous rappeler quelque chose.

Ca s’intitulait « Raconte moi une histoire…pour mieux nous endormir ! »

 

« Il était une fois la famille Le Roi tranquillement établie dans une banlieue cossue de la région parisienne à la fin du siècle dernier. Quelques enfants sont nés ces dernières années et il a fallu investir dans un petit pavillon installé dans un secteur au calme. On s'est endetté sur 15 ans. Mme Le Roi ne travaille pas mais Thierry Le Roi (Thierry je ne sais pas pourquoi ?) a une belle situation et son salaire augmente régulièrement. Ceci lui permet d'envisager sereinement cette charge de remboursement. « 

 

Je vous passe la suite. On y parle toujours de Thierry Le Roi, maintenant ce pourrait être Jacques Le Roi !

 

« D'âpres négociations s'engagent car le banquier trouve le niveau actuel d'endettement exagéré et les Le Roi ne peuvent le convaincre qu'ils vont pouvoir dégager les ressources permettant de faire face à ce nouveau prêt. Cette fois Mme Le Roi se résigne à reprendre une activité : Truffaut s'apprête à ouvrir un nouveau magasin dans la ZAC et ils ont besoin de caissières. Elle aurait pu espérer mieux mais il faut parer au plus pressé et disposer d'une feuille de paye supplémentaire avant de retourner voir le banquier.

Si cette fable néo-réaliste vous fait penser à la situation que connaît la commune des Essarts le Roi ... ça ne peut être un hasard car c'était précisément notre intention ! ».

 

Pendant 8 ans vous n’avez cessé de protester au moment des votes du budget que nous n’avions pas de marge de manœuvre, que le budget de fonctionnement ne nous permettait pas de dégager un autofinancement suffisant pour de l’investissement, que chaque année nous étions au bord du gouffre et qu’à chaque année nous faisions un pas en avant.

Aujourd’hui, soudainement, la situation est idéale puisque vous proposez une augmentation de plus de 30 % des salaires des élus.

 

Enfin, pouvez-vous nous indiquer le montant des salaires et charges des élus en 2007 ? Deuxièmement le montant des salaires et charges pour 12 mois basés sur votre calcul ? Et enfin à quel cadre d’emploi et à quelle fonction d’emploi de la fonction publique correspond l’indice brut 1015 ?

 

Pour ces 3 questions, vous pourrez me donner vos réponses au prochain conseil.

Le texte lu était tiré d’Agir Info de 2003.

 

Ghislaine Charles : (lecture d’une déclaration) alors que nous savons que les finances de la communes sont limitées, je suis choquée de constater que le premier vote de cette mandature concerne une augmentation de plus de 30 % des indemnités du maire et des adjoints.

 

Ces indemnités représentent pour un maire un salaire de cadre à plein temps et pour les adjoints 85 % du SMIC. Or aucun de vous ne pourra prétendre travailler 30 heures par semaine à la mairie.

 

A l’heure où le pouvoir d’achat des français stagne, il est de mon point de vue très inconvenant de s’octroyer une telle faveur vis-à-vis de nos concitoyens.

 

Bien que restant dans le cadre légal, cette augmentation de rémunération représente une dépense supplémentaire de plus de 25 000 € annuels.

 

Par quelles recettes supplémentaires allez-vous financer cette allocation ?

En ce qui nous concerne nous voterons contre cette délibération.

 

Raymond Pommet : je vais compléter ce que vient de dire Mme Charles, cela n’était pas du tout concerté ! J’ai fait un petit calcul. Effectivement, l’augmentation réelle du salaire que vous allez bientôt voter correspond à 31 112 € par an exactement par rapport à ce qu’était le montant des indemnités de la précédente mandature.

Je vous rappelle que dans le budget moyen de la ville des Essarts, à peu près chaque année la capacité d’autofinancement est de 450 000 € de laquelle il faut déduire le remboursement des emprunts, à l’heure actuelle  420 000 €. La différence conduit donc à une capacité d’autofinancement résiduelle qui est de 30 000 €. Donc l’augmentation de 31 112 € que vous allez probablement vous voter dans quelques minutes, confisque complètement à votre profit la totalité de la capacité d’autofinancement résiduelle de la Mairie des Essarts le Roi. Je pense que l’ensemble des concitoyens appréciera.

 

Monsieur le Maire : je voudrai faire quelques remarques : le salaire d’un cadre à plein temps, et je le suis, n’est pas de cet ordre.

 

Ghislaine Charles : on va dire salaire d’un cadre débutant !

 

Monsieur le Maire : sur un certain nombre de dépenses, et depuis les deux semaines que je travaille à la Mairie, j’ai pu constater quelques coulages contre lesquels j’ai déjà pris des mesures.

Je pense qu’aujourd’hui, et je ne voudrais pas polémiquer inutilement autour de ça, nous avons des choses plus importantes à faire, mais si on ramenait le temps d’indemnités en temps passé en présence on verra qu’en réalité, nous ne sommes pas payés bien cher. Toutefois c’est de bonne guerre que vous disiez cela.

 

Comme je l’ai indiqué pendant la campagne, et comme vous le constaterez dans nos déclarations financières, nous avons calé nos investissements sur les ressources. Ceci nous permettra d’ajuster les équilibres précaires que vous nous avez laissés. Vous savez aussi qu’un certain nombre de rentrées importantes interviendront avant la fin de l’année. Elles viendront donner de l’air et à condition de gérer correctement les choses, ces mesures ne constitueront donc pas un danger.

 

Pour le reste, vous aviez le droit de vous exprimer : je suis un salarié du secteur privé et je mets au défi de trouver quiconque qui acceptera de gérer une commune avec 86 agents territoriaux et un conseil d’administration (si je puis dire) de 29 personnes, sous le regard des autorités de tutelle, avec un budget de plusieurs millions d’euros et sous celui des citoyens, tout ça pour une somme même maximale prévue ici , une somme totalement  dérisoire.

Je le dis bien ici : ces sommes sont largement dues : je ne demande pas à être jugé sur ce que nous avons décidé là, mais à être jugé sur ce que nous ferons effectivement ultérieurement.

 

 

Puis, Monsieur le Maire lit le projet de délibération :

 

Délibération n°2

 

Vu le Code Général des Collectivités Territoriales, Article L. 2123-20 et suivants,

 

Vu l'installation du conseil en date du 22 mars 2008 portant élection du Maire et des Adjoints,

 

Considérant que le montant de l'enveloppe maximum légale autorisée est déterminé en fonction de l’indice 1015

Indemnité du Maire          =      55 % de l'indice,

Indemnité de l'Adjoint       =      22 % de l'indice,

 

Considérant que le montant total des rémunérations ne dépassera pas l'enveloppe globale autorisée s'élevant à 8642,33 euros mensuels pour mars 2008, sur la base de l'indice brut 1015,

 

Le Conseil municipal, après en avoir délibéré,

 

Article 1 : attribue au Maire un montant mensuel d'indemnité s'élevant à 55 % de l’indice brut 1015,

 

Article 2 : décide d'étendre la rémunération des 8 adjoints à 22 % de l’indice brut 1015,

 

Article 3 : dit que les crédits seront prélevés aux budgets communaux Chapitre 65 – Nature 6531 – Fonction 021.

 

Opérations de vote :

Pour : 20

Contre : 4 (Ghislaine CHARLES, Jean-Pierre FOUILLEUL, Michèle DEHECQ, Antoine PAQUIGNON)

Abstentions : 5 [Thierry GROSJEAN, Marie-Françoise BENTEYN, Jean-Claude VANDERBECKEN (représenté), Laurence WIENER, Raymond POMMET]

 

La délibération est approuvée à la majorité des membres présents et représentés.

 

Fait et délibéré en Mairie les jours, mois et an ci-dessus et ont signé sur le registre tous les membres présents.

 

 

Point 3 :               Droit à la formation des élus municipaux : orientations et crédits

 

Monsieur le Maire : il est important que tous les élus aient droit à la formation, car on ne s’improvise pas urbaniste ou spécialiste du social, du sport, de la culture, ou autre encore.

 

 

Monsieur le Maire reprend la note de synthèse :

 

Selon l’Article L. 2123-12 du Code Général des Collectivités Territoriales, les membres du Conseil Municipal ont droit à une formation adaptée à leurs fonctions. Pour conforter ce droit, le Conseil Municipal doit délibérer dans les trois mois suivant son renouvellement, afin de déterminer les orientations et les crédits ouverts à ce titre.

 

Les modalités de formation peuvent prendre plusieurs aspects ; journées thématiques dispensées par des organismes publics ou privés, à l’extérieur ou in situ, formation individuelle ou collective…. Les dépenses de formation ne peuvent excéder 20 % du montant total des indemnités qui peuvent être allouées aux élus, soit 20 741,59 euros annuels (base mars 2008).

 

Il est proposé de fixer les dépenses de formation à 20 % du montant total des indemnités allouées annuellement aux élus, et d’orienter la formation des élus sur la réalisation de séminaires annuels d’une journée concernant un sujet d’actualité communale.

 

Remarques

 

Monsieur le Maire : l’objectif n’est pas l’obligation de dépenser la totalité du budget. Les formations individuelles sont chères. C’est pourquoi je privilégie une formation collective, ouverte à tous les élus, ouverte à tous les agents communaux. Ce sera une journée entière : nous déterminerons le sujet ensemble, d’une manière informelle puisque rien n’est prévu dans ce domaine, en fonction des grands problèmes auxquels la commune va être confrontée.

 

Thierry Grosjean : le montant du budget concernant la formation des élus est une inscription obligatoire dans le budget. En ce qui concerne les personnels communaux je ne sais pas si c’est très judicieux compte-tenu des évolutions de carrière, des emplois du temps, de les surcharger d’une journée de formation décidée par le Maire.

 

Monsieur le Maire : il n’y aura pas de caractère obligatoire pour eux.

 

Thierry Grosjean : pour le personnel communal, il vaut mieux privilégier leur formation individuelle dans le cadre de leur carrière.

 

Monsieur le Maire : c’est différent et cela ne remet absolument pas en cause leur droit à leur formation individuelle. C’est simplement un plus s’ils le veulent.

 

 

Puis, Monsieur le Maire lit le projet de délibération :

 

Délibération n°3

 

Vu le Code Général des Collectivités Territoriales, notamment l’article L. 2123-12, qui donne obligation au Conseil Municipal de délibérer sur l’exercice du droit à la formation de ses membres,

 

Le Conseil Municipal, après en avoir délibéré,

 

Article 1 : dit que la formation de ses membres sera orientée vers la réalisation de séminaires annuels, in situ et relatifs à des sujets d’actualité communale.

 

Article 2 : dit que la dépense, fixée à 20% maximum du montant annuel des indemnités allouées aux élus, sera prélevée au budget communal, Chapitre 65 – Nature 6535 – Fonction 021.

 

Opérations de vote :

Unanimité